Offrez quelques jours de congé au parent d’un enfant gravement malade

Offrez quelques jours de congé au parent d’un enfant gravement malade Article
0

Une action de solidarité française inspire les politiciens belges à créer un projet de loi afin d’offrir des jours de congé à un parent d’enfant gravement malade.

Une action de solidarité française inspire les politiciens belges à créer un projet de loi afin d’offrir des jours de congé à un parent d’enfant gravement malade. 
 
Fin 2015, la presse française regorgeait d’articles sur la vague de solidarité qui vint en aide à une veuve de 44 ans, mère de 3 enfants, de la commune française d’Evron. Noah, le fils de Sandrine, était atteint d’une tumeur au cerveau et devait, en plus de l’opération, subir des séances de chimiothérapie et un an de séances de radiothérapie.
 

La loi Mathys

Sandrine a demandé une interruption de travail et a finalement dû renoncer à une partie de son salaire. Ses collègues se sont associés et ont entrepris une action de solidarité. Ils ont eu recours à la loi Mathys qui, en France, permet aux travailleurs de renoncer à un certain nombre de jours de congé non pris pour les donner aux parents d’un enfant gravement malade.
 

Ses collègues lui offrent 213 jours de congé

Au total, Sandrine a reçu 213 jours de congé qu’elle pourra également prendre en 2016 afin de prendre soin de son fils. Cela signifie qu’elle pourra prendre non moins de 10 mois de congé entièrement payé grâce à cette loi qui doit son nom à Mathys, un enfant âgé de 11 ans originaire de la région de la Loire. Pendant son long combat de 4 ans contre le cancer, son père a pu prendre soin de lui jusqu’à son décès grâce aux jours de congé de ses collègues.
 

Projet de loi belge

Cette initiative a fait écho en Belgique et a également inspiré le MR qui a soumis un projet de loi, fin décembre 2015, concernant le don de jours de congé au parent d’un enfant gravement malade.
 
Ce projet veut :
  1. donner la possibilité à un travailleur de céder une partie de ses jours de congé supplémentaires (éventuellement de manière anonyme) tout en maintenant son salaire, à un autre travailleur de la même entreprise ou du même service public, dont l’enfant est atteint d’une maladie grave, et
  2. aider concrètement les parents d’un enfant gravement malade en leur offrant la possibilité de prendre soin de leur enfant sans perte de salaire.
 
Le projet va plus loin que l’actuel congé pour maladie grave d’un membre du ménage ou de la famille qui lui, est limité en forme et en temps. De plus, il permet aux travailleurs d’aider leur collègue dont l’enfant souffre d’une maladie grave et de maintenir l’intégralité de leur salaire.
 
Voilà un bel exemple de solidarité qui accorde à nouveau la priorité à l’aspect humain au sein de l’entreprise, ne coûte rien à l’employeur et est même moins lourd pour les finances publiques. Durant la période de congé cédée, il ne faut en effet pas verser d’allocations de remplacement.
 
Lisez également les articles :

À PROPOS DE L'AUTEUR

We Assist You

We Assist You

Votre commentaire

Connectez-vous afin d'ajouter un commentaire

Adresse e-mail non vérifiée

Pas encore membre ? Créez votre profil

Commentaires récents