Pourquoi devient-on freelance ?

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De nombreux efforts ont été consentis ces dernières années en Belgique afin de valoriser le statut des indépendants. Pourtant on ne se lance certainement pas comme freelance pour ces avantages-là. Alors pourquoi ?

Pour les jeunes sans emploi et sans allocation de chômage, ce peut être une façon de chercher à être actif en proposant ses services comme indépendant et surtout en démontrant aux futurs employeurs potentiels qu’on n’est pas resté à ne rien faire. C’est d’ailleurs grâce à cette tactique que mon mari a décroché son premier emploi autrefois.

Pour d’autres, n’ayant pas eu la chance ou l’envie de suivre une formation particulière mais qui sont quand même des touche-à-tout, ce peut être une façon de se remettre dans le circuit du travail en faisant comme indépendant des tas de job simultanément. C’est ainsi que je connais une personne qui a le statut d’indépendant et travaille aussi bien comme livreur, bodyguard que comme commercial.

Au moment de s’affilier à une caisse d’assurance sociale pour indépendant et de prendre un numéro d’entreprise (ce qui se fait généralement en même temps), il faut déterminer la ou les activités qu’on souhaite exercer. Notons au passage que certaines activités requièrent un diplôme ou une attestation et qu’il faut de toute façon prouver un minimum de connaissances en gestion.

Cela signifie donc qu’en tant qu’indépendant, on a une certaine liberté par rapport aux activités. On peut par exemple être à la fois Consultant RH pour des entreprises, Coach pour des personnes et Formateur en langues. Pour ma part, j’ai opté pour le copywriting, les traductions ainsi que le Marketing & la Communication pour les PME. Mais rien ne m’empêcherait (en officialisant une activité supplémentaire auprès de mon guichet d’entreprise), de donner également des cours via un organisme de formation.

Un autre avantage et pas des moindres, est que l’on gère complètement son temps. A condition de ne pas travailler sur projet, rien ne m’empêche de commencer à travailler à 10 heures. Comme je ne suis pas du matin et que travailler jusqu’à minuit ou plus tard ne me pose aucun problème, cela m’arrange bien. Et pour mes clients, c’est également peu important, tant que les deadlines sont respectées.

À côté de cela, j’aime cette façon de travailler qui est honnête pour les deux parties selon moi. On fournit un travail et on le facture. De plus, dans une relation client-fournisseur, il n’y aucune raison d’avoir peur de vieillir. Tant que les clients sont satisfaits de la qualité des prestations et du service, il y a peu de chances qu’ils souhaitent cesser la collaboration à cause de notre âge… Quand à 39 ans je me suis lancée comme indépendante, je ne vais pas nier que ce fut un des facteurs qui a pesé dans la balance.

Mais il y en a d’autres. Comme par exemple mettre mon expertise de plusieurs années au service de diverses entreprises dans différents secteurs. C’est très motivant pour moi d’apporter une réelle plus-value aux clients. À côté de cela, on peut faire des choix : quels jobs accepter ou pas, quel fournisseur choisir, quelle visibilité donner à son entreprise, …

Maintenant, même si je ne regrette pas un instant d’avoir créé JT Communication (je suis d’ailleurs en plein rebranding ;-)), il y a quand même eu des moments où j’ai pesté… pas de congés maladies couverts, pas de congé de maternité digne de ce nom, devoir souvent envoyer des rappels de paiement des factures. Et puis, on peut oublier les congés payés, les 13ème mois et autres bonus. On n’a pas non plus de collègues directs (à moins de travailler sur projet). C’est pourquoi il faut se forcer à prendre le temps d’assister à des événements de networking, à des formations, à développer un réseau d’autres freelances et surtout les réseaux sociaux en ligne.

Je pense qu’être freelance n’est pas donné à tout le monde. Cela dépend fortement du tempérament de chacun. Il est évident qu’il y a toujours une grande part d’incertitude et assez peu de sécurité. Et il faut apprendre à vivre avec cela. Mais si votre besoin d’indépendance et surtout votre envie de démarrer un projet pour vous-même sont plus forts que tout, ne pas tenter l’expérience serait bien dommage. Et puis n’oubliez pas, vous pouvez toujours démarrer comme indépendant à titre complémentaire dans un premier temps.

Vous avez des questions ou une chouette expérience à partager ? Réagissez ci-dessous à ce blog. Je suis impatiente de vous lire !

Amitiés,

Joëlle

À PROPOS DE L'AUTEUR

Tay Joëlle

Tay Joëlle

Joëlle travaille dans la communication et adore ça. Ecrire est vraiment son truc depuis toute petite. L'essentiel à ses yeux est que le message soit professionnel, agréable mais surtout qu'on le comprenne à la première lecture.

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